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02.09.2008

La communication M2M - La formation aux métiers de la sécurité informatique - La visioconférence

Aider les sociétés du monde Hi Tech à construire leur stratégie, définir les plans qui permettent de l’exécuter ou d’en améliorer les résultats et la lisibilité, au besoin contribuer à leur mise en oeuvre.

 

Bonjour et bonne rentrée à toutes et à tous,

 

 

Dans ce numéro, je voudrais aborder trois thèmes :

-         la communication M2M ;

-         la formation aux métiers de la sécurité informatique ;

-         la substitution de la visio-conférence aux réunions et aux déplacements classiques.

 

Communication M2M :

Annoncée depuis plusieurs années, la communication Machine to Machine semble sur le point de se généraliser.

De quoi s’agit-il ? Sur le plan technique, de capteurs électroniques simples et peu coûteux, installés dans un logement, un site d’activité, un véhicule …, associés à un point de concentration assurant l’émission des données captées vers un serveur de traitement. Ces capteurs fonctionnent sur un mode O/F (Ouvert/Fermé), ce qui leur permet par exemple de détecter une ouverture (porte, fenêtre) ou à l’inverse un état d’immobilité, de même qu’un franchissement de seuil (température, niveau, taux de micro-erreurs…).

Fait nouveau, ces capteurs transmettent désormais en mode radio selon des protocoles normalisés et peu consommateurs en énergie (alimentation par pile). La technologie ZYGBEE est l’une des plus connues. En disposant correctement les capteurs, ou bien en traitant des données successives émanant d’un capteur, on peut suivre l’évolution d’un phénomène (par exemple : évolution d’une température).

Ces novations permettent d’envisager un véritable décollage du marché dans des domaines tels que le confort domestique et la domotique, la santé, l’environnement, la maintenance industrielle…

 

Plusieurs défis devront cependant être relevés :

-         la mise au point d’outils de traitement et d’interprétation des données… ce sera loin d’être simple. Des prestataires ont développé des prototypes dans certains domaines. Leur validation expérimentale, ainsi que le bon dimensionnement des serveurs, sont attendus dans les 12 à 18 mois.

-         Celui de l’acceptation sociale : du fait de leur caractère « invasif », ces systèmes peuvent déclencher des phénomènes de rejet. Des doutes sont déjà apparus, voici quelques années, alors que les premières applications étaient envisagées : ainsi parlait-on, entre autres, de réfrigérateurs capables de signaler d’eux-mêmes à tel fournisseur la nécessité de réapprovisionner tel denrée, un exemple dont la pertinence pratique est discutable !. De même, concernant les sites d’activité, ces systèmes auront à trouver leur place entre les systèmes élaborés de contrôle de processus industriel, et les systèmes déjà installés pour la gestion technique d’immeuble ou la sécurité.

-         Celui de l’adaptation des installateurs, à qui de nouvelles compétences seront donc demandées (savoir éviter les interférences radio, savoir positionner les capteurs au mieux dans chaque contexte selon les objectifs poursuivis).

 

Si ces systèmes constituent une nouvelle zone d’activité pour les installateurs privés, installateurs électriques et/ou Telecom intervenant pour le grand public, qu’en sera-t-il des Intégrateurs Réseau du monde B2B ? Tout dépendra sans doute de l’évolution des applicatifs et de l’apparition de nouvelles applications reposant sur cette technologie. En 1ère instance, en tout cas, il faudra que les Intégrateurs soient en mesure de jouer un rôle de Conseil auprès de leurs clients en leur facilitant la prise en compte de ces nouvelles technologies. Il faudra également qu’ils se mettent en situation de disposer de fortes compétences radio, au même titre qu’ils en ont aujourd’hui en architecture de réseaux.

 

La formation, un maillon faible de la sécurité informatique :

La mise en œuvre d’une bonne sécurité du SI dans les entreprises met en jeu trois niveaux :

-         la définition d’une politique de Sécurité Informatique, portée par un responsable de niveau élevé, supportée par la direction générale, dans ses dimensions organisationnelles, procédurales, techniques ;

-         la mise en place du système technique qui traduit et supporte cette politique ;

-         enfin, sa mise en œuvre à des niveaux capillaires : paramétrage et administration des systèmes, prise en compte des incidents et des modifications d’organisation ou de procédures, diffusion des mises à jour …

Si le 1er et le 2è niveau ont fait l’objet de réflexions et d’actions de plus en plus systématiques, le 3è reste souvent déficient. De ce fait, dans la vie réelle, certains systèmes de sécurité souffrent de nettes carences : ils reflètent une organisation qui n’est plus celle réellement en place, ils supposent respectées des règles qui ne le sont pas…

Un gros effort de formation est à faire pour que les entreprises Françaises disposent d’Administrateurs de la Sécurité efficaces.

Au reste, cet effort, qui devrait trouver son 1er maillon dans le système général de formation initiale et permanente, serait bien dans la logique de l’ « agenda de Lisbonne » adopté par l’Union Européenne, qui vise en principe à promouvoir des métiers qualifiés durables, et une « économie de la connaissance ».

 

Visio-conférence :

La substitution de la visio-conférence aux réunions classiques engendrant de nombreux déplacements a été maintes fois annoncée, tant elle semblait logique par les économies de transport et de temps qu’elle devait permettre.

Dans les faits, la progression a été jusqu’ici plus lente, cela étant principalement dû à deux obstacles :

-         des interfaces avec les utilisateurs relativement complexes et des défauts de fonctionnement à répétition engendrant un sentiment de non fiabilité ;

-         un aspect culturel : les visio-conférences apparaissant comme des réunions « mineures ».

Aujourd’hui l’on sent le mouvement s’inverser. Plusieurs facteurs sont à l’oeuvre :

-         le coût des transports et l’urgence à diminuer la consommation d’énergie fossile rend séduisante l’alternative des téléréunions et notamment de la visio-conférence ;

-         les systèmes sont bien plus performants et plus simples d’emploi, l’image est de bien meilleure qualité (haute définition) et permet un dialogue fluide entre participants éloignés ;

-         les réseaux utilisés sont plus stables, leur débit correct.

Reste que, pour que la visio- conférence prenne toute sa place comme il semble que le temps soit venu, il faut qu’existent des prestataires spécialisés dignes de confiance. Quels en sont les critères ?

-         le premier est évidemment la compétence : on ne s’improvise pas spécialiste de la visio-conférence, tant ce domaine suppose un ensemble de savoir-faire : architecture de réseau, bien sûr, mais aussi agencement de pièces, éclairage, mobilier, sans compter un sens fort du service ;

-         le deuxième, c’est… la bonne gestion. Trop souvent, la visio-conférence a été pour les Intégrateurs une source de pertes, parfois noyées au sein d’un ensemble plus vaste d’activités, mais bien réelles. A juste titre, les clients se méfient des entreprises peu performantes.

-         Un troisième critère est apparu, c’est la capacité à adresser des demandes d’entreprises internationales multi-sites. Cela passe sans doute par une concentration et l’apparition d’acteurs de taille au moins Européenne.

C’est le parcours que suit une société comme COMIRIS. D’origine Française, mais déjà implantée également au Moyen-Orient, dotée de résultats sains et de compétences reconnues, cette entreprise – dont les dirigeants m’ont fait l’honneur de me demander de rejoindre leur Conseil de Surveillance – fait en outre preuve de réelles capacités d’innovation.

 

On peut d’ailleurs penser que la visio-conférence va encore évoluer. Aujourd’hui les appels d’offre mettent l’accent sur les caractéristiques techniques des équipements à installer, ainsi que sur le degré de fiabilité et de disponibilité du service. Ce 2è aspect a toute chance de prendre le dessus, dès lors que les équipements eux-mêmes offriront des fonctionnalités et des performances proches de standards. Dès lors, ce que veut fondamentalement l’utilisateur … c’est pouvoir communiquer au moment nécessaire, et avoir à se soucier le moins possible de fonctionnement d’équipements et de l’établissement de la communication, surtout si elle est un peu complexe en faisant intervenir plus de deux sites participants. Bref, être en somme abonné à un service de visio-conférence fonctionnant aussi facilement que le Centrex IP en communication voix-données.

Ces services semblent encore futuristes, en fait il est probable qu’ils deviendront vite indispensables aux entreprises, qu’il s’agisse des PME qui n’ont pas les ressources internes pour supporter elles-mêmes leur système, mais aussi des grands comptes dont les dirigeants s’équipent de systèmes haut de gamme de « télé-présence » : dans ce cas, la demande tend à comprendre aussi un bouquet de services managés.

Il est probable que nous verrons ce genre